A mon tour de prendre la plume car il m'arrive aussi de voyager. A cette époque de l'année, les vignerons de l'hémisphère nord en profitent pour se rencontrer, échanger et confronter leurs points de vue.
Premier arrêt, San Gimignano, en plein coeur de la Toscane (cliquez pour agrandir les photos). Comme d'habitude, ma nouvelle Toyota Prius a suscité pas mal d'interrogations, mais j'ai été surtout ravi de pouvoir discuter avec des vignerons de pointe. Certains pratiquent une viticulture de précision comme on aimerait en voir plus souvent à Bordeaux. En tout cas c'est la première fois que j'ai été vraiment conquis par des vins bios. Une fois de plus, les Italiens se sont montrés à la hauteur de leur réputation en nous réservant un accueil incroyable à l'occasion d'un dîner en l'honneur de la Saint Vincent (patron des vignerons).
Deuxième arrêt, la Suisse, près de Martigny pour le salon Agrovina (spécialisé en matériels de forte pente). Là bas, rares sont les vignes plantées à moins de 30% d'inclinaison. Alors que les densités de plantation sont souvent au dessus de 10 000 pieds/ha, la plupart des travaux sont réalisés à la main. Pour accéder à certaines parcelles, il n'y a qu'un téléphérique.
Retour en France avec un troisième arrêt au Château Grillet. Il s'agit de la plus petite appellation de France (3,5ha). Des vins blancs uniquement issus du Viogner et ici les vignes ne sont pas moins impressionnantes qu'en Suisse. Un terroir unique qui produit des vins rares et vraiment fabuleux.
De ce voyage je retiens au moins une chose: la vigne ne connait pratiquement pas de limite culturale, tout dépend du degré d'investissement personnel que l'on est prêt à y mettre et de l'ambition que l'on veut pour son vin. Voilà de quoi donner de bonnes idées au moment où l'on s'apprête à replanter de la vigne dans des endroits rares. Une chose est sûre nous ne reculerons devant rien pour obtenir le meilleur.
Joël